Conseil, écriture, conception, direction artistique, design du mobilier, tournage, animation traditionnelle, graphisme, design sonore, réalisation, accompagnement
Spectacle immersif
Département de l'Ardèche
Scénographie : Agence Basalte
Dispositif : Fleur de papier
La nouvelle saison de la Petite Galerie du Louvre vous emmène à la découverte de la
représentation du corps en mouvement. Cette exposition s’intéresse aux défis que les artistes
ont dû affronter pour donner l’impression du mouvement dans des œuvres d’art, qui sont par
nature figées.
Nous avons réalisé un film pédagogique interactif qui présente 10 œuvres de
l’exposition. Ce film est accessible sur internet.
Dans un mouvement fluide et ininterrompu, un personnage prend les poses successives d'œuvres d'art pour leur donner corps. Au détour d’un saut ou d’une pirouette, ce personnage se transforme et fait ainsi apparaitre la Faunesse dansant (bronze du XIXe siècle), la Danseuse Titeux (statuette en argile datant de 350 avant J-C) ou encore le Mercure volant de Jean de Bologne.
Que peut-il arriver de pire lorsqu’on devient adulte ? Perdre ses couleurs, sa créativité, son originalité, sa curiosité… oublier. Les ombres de l’oubli représentent cette peur chez Iris. Elles la poursuivent, reviennent sans cesse à la charge et veulent éteindre ses graines. Iris doit rester sur ses gardes.
A mi-chemin entre l’enfance et l’âge adulte, l’esprit vagabonde, rêve, s’amuse, s’émerveille… Les graines lumineuses d’Iris sont une métaphore de cette créativité féconde. Sans savoir pourquoi elle les possède, elle va découvrir qu’elles sont précieuses et qu’elles lui permettent d’ouvrir son champ des possibles.
Ce sont les échanges avec les autres qui nous ouvrent l’esprit, nous apportent des perspectives et changent notre perception de nous-même et du monde. Les esprits que rencontre Iris dans sa quête l’aident à prendre conscience de la force de ses graines et la guident vers un endroit où elle pourra laisser ses émotions s’exprimer.
1440 dessins ont été nécessaires pour donner vie à ce personnage. Chaque dessin a été réalisé
à la main. Les œuvres et les vêtements ont été minutieusement colorés à l’encre.
Cette
technique d’animation, image par image, donne une grande place à la rêverie et à
l’imagination. Quelques traits suffisent pour comprendre les contours du personnage et
percevoir son mouvement.
Djembé, darbuka, ektara, tambour, udu, cajón et chime… Le rythme et la sonorité de ces instruments se mélangent à des respirations, à des frottements de tissus et à des percussions sur le corps. Par moments, les silences laissent la place aux trébuchements du personnage ; à d’autres moments, la superposition des percussions accompagne ses sauts.